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L'histoire du Loup

Pancarte située sur le mur extérieur de l’école

(Pancarte située sur le mur extérieur de l’école)

 

Fait tel qu'il est relaté dans le « Journal de Lyon » en 1785

(Réf. dans la revue « L’Araire » n°105- été 1996).

« Le 7 décembre 1785, à trois heures et demie du soir, un enfant de douze à treize ans se promenant dans les champs vit venir à lui un loup furieux. Effrayé à cette vue, il chercha à se garantir avec un bâton qu’il tenait à la main. Le loup lui arracha ce bâton avec les dents, renversa l’enfant et lui fit plusieurs morsures à la cuisse. 

Cet enfant aurait probablement été dévoré sans le secours de deux paysans de la même paroisse qui accoururent à son secours. Leurs cris menaçants épouvantèrent le loup qui alla se jeter à deux cents pas de là dans le bois de Malval, paroisse de Saint-Sorlin, sur un troupeau de moutons. Il saisit une brebis en présence de trois bergers qui s’enfuirent en jetant des cris. 

Un habitant de Saint-Sorlin, nommé Giraud, accourt et jette son chapeau au loup pour lui faire abandonner sa proie. Le loup quitte sa brebis et s’élance sur le paysan qui veut fuir. Le loup le jette à terre, déchire ses culottes et lui fait plusieurs morsures. Tandis que ce paysan appelait au secours, Jacques Peyzaret, habitant de Saint-Jean-de-Chaussan, travaillait près de là. Il entend dire aux bergères qu’un loup dévorait un homme. Il pose la bêche et précipite ses pas pour secourir ce malheureux. 

En entrant dans le bois, il aperçoit le loup qui avait quitté Giraud pour retourner à la brebis. Il s’avance. Le loup vient à lui, s’avance pour le terrasser et pose ses deux pattes sur sa poitrine en ouvrant sa gueule. Peyzaret lui résiste et avance la main gauche dont le loup saisit trois doigts dans sa gueule. Ce brave homme ne perd point tête. Il s’efforce avec l’autre main de faire ouvrir la gueule du loup pour dégager la première. La gueule s’ouvre ; Peyzaret y enfonce la main droite mais le loup refermant sa gueule serre les deux mains avec tant de force que rien ne peut plus les dégager. Dans ce moment affreux, Peyzaret se trouve assez de courage et de force pour écarter de ses deux mains sanglantes la mâchoire du loup ; il lui donne un coup de genou et le terrasse. Le loup se relève aussitôt ; ses yeux et ses mouvements annonçaient sa fureur. Peyzaret, sans cesser de tenir sa mâchoire écartée le terrasse une seconde fois, le presse tellement qu’il lui enfonce deux côtes. Le combat dure plus d’un quart d’heure, sans que les cris de Peyzaret lui procurent secours. Enfin Giraud s’approche. 

Peyzaret lui crie de couper avec son couteau les jarrets des deux pattes de derrière du loup et ensuite de glisser un échalas dans sa gueule. Cela s’exécute et Peyzaret se trouve dégagé. 

Deux autres paysans surviennent et le loup est assommé sans danger. Ce pauvre jeune homme a été pansé et malgré toutes les morsures que ses mains ont reçues, elles ne seront point estropiées. M. Terray, intendant de la Généralité, à qui il a été présenté, lui a donné de justes éloges et lui a accordé une gratification distinguée, tant pour récompenser son courage que pour le dédommager du temps pendant lequel les morsures du loup l’ont mis hors d’état de travailler. »

Cet article fut relaté dans « le journal de LYON » en 1785 (Réf. dans la revue « L’Araire » n°105- été 1996).

 

Le « chemin du loup » demeure un lieu-dit sur la commune et un chemin public croisant la RD 34 vers le hameau de la Roche (partie basse).

La commune a fait réaliser un loup au rond-point situé au-dessus de l’école durant l'année 2006.